Mercredi 2 avril 2014

Cette première soirée du festival nous fait voyager à travers l’Europe et nous montre des voies que commencent à tracer certains de nos voisins pour dépasser le patriarcat.

Il, Elle, Hen – La pédagogie neutre selon la Suède

Islande: l’île des femmes

Histoire belge

Pour débattre, nous accueillerons la réalisatrice Chantal Simon et la journaliste Ségolène Hanotaux, porte parole du collectif « Prenons la Une ».

 

Il, Elle, Hen – La pédagogie neutre selon la Suède

Il, Elle, Hen

Réalisé par Chantal Simon et Richard Puech

Produit par Arte France et Capa, 2013

52 minutes

Le documentaire sera projeté en présence de la réalisatrice Chantal Simon. Nous remercions Capa et Arte France pour leur soutien au festival en nous permettant cette projection.

 

En 1998, le gouvernement suédois lance un grand programme pour atteindre l’égalité des sexes dans tous les domaines de la vie sociale. 15 ans plus tard, Lotta Rajalin fait figure de pionnière dans l’éducation à l’égalité. Avec les équipes pédagogiques de 2 des crèches qu’elle dirige, ils élaborent au quotidien une « pédagogie neutre ». L’un de ses outils : le pronom neutre « hen », qu’ils utilisent en plus du il et du elle.

Préexistant dans la langue suédoise mais inusité, il a été réinvesti, en écho à la langue finlandaise qui n’a ni « il » ni « elle » mais qu’un seul pronom personnel neutre, « hän ». Son objectif est multiple : ne plus marquer le genre attendu pour un métier – garçons et filles sont libres de se rêver électricien(ne) ou infirmier(e) -, protéger l’identité de quelqu’un, ou bien ouvrir cette possibilité à ceux qui ne se reconnaissent pas dans les pronoms il ou elle.

Justus, 5 ans, My, 4 ans, Lou, 2 ans sont a Nicolaigarden et Egalia. Ils peuvent rêver de tout, mais ne sont pas pour autant coupés du monde. Les suédois s’accordaient autour d’une pédagogie égalitariste. Mais le hen a levé le consensus, et fait débat dans la société. Leurs familles sont ouvertes sur ces questions et dans une société suédoise aux moeurs déjà plus égalitaire.

En France on dit qu’il y a des garçons et des filles, mais aussi des « garçons manqués » et des « femmelettes ».

En Suède on laisse les enfants libres de devenir le garçon ou la fille, l’homme ou la femme, qu’ils ont envie d’être, dans le stéréotype de leur sexe ou non: guerrières, pères poule, homme fort, femme de tête, princesse ou pompier.

Ce sont des enfants que l’on n’empêche pas d’être des petits garçons et des petites filles. Comme tous les enfants, ils jouent à apprendre à vivre, dans une société qui prône l’égalité par la liberté d’être soi, d’être différent les uns des autres, au delà des différences de sexe.

 

Islande: l’île des femmes

Islande

Réalisé par Philippe Brachet, Solène Doerflinger et Mélisa Cohen
Produit par Arte GEIE, 2012
13 minutes

Nous remercions Arte Reportage pour son soutien au festival en nous permettant cette projection.

C’est pourtant de cette petite île de 320.000 habitants qu’est venu l’exemple. Si Vigdis Finnbogadottir a ouvert la voie à bien d’autres nations elle a aussi, durant ses 16 ans de mandat, contribué à installer durablement les femmes dans le paysage politique islandais.
Aujourd’hui Jóhanna Sigurðardóttir en est l’incarnation. Premier ministre en poste, elle dirige un gouvernement qui compte autant d’hommes que de femmes. Cette ancienne hôtesse de l’air, syndicaliste et mère de deux enfants, s’est remariée en 2010 avec sa compagne, sans déclencher ni remous ni scandale.
Les femmes islandaises ne se contentent pas de faire bouger les lignes politiques, elles bousculent aussi les codes sociaux.
La preuve ? En avril l’église islandaise a, pour la première fois, élu à sa tête une femme : Agnès Sigurdardóttir, pasteure divorcée et mère de trois enfants. Restait, pour compléter le tableau, à rappeler que la favorite des sondages pour l’élection présidentielle du 30 juin est une journaliste de 37 ans, Thora Arnorsdottir.
Au mois de mai, quand nous l’avons rencontrée, elle menait campagne dans l’attente d’un heureux événement. En cas de victoire, son mari a promis de démissionner pour s’occuper à plein temps de leurs six enfants… Et si l’Islande ouvrait à nouveau la voie ?

 

Histoire belge

Histoire belge

Réalisé par Myriam Donasis

Avec Juliette Poissonnier et Lily Bensliman

Produit par La Luna Productions et Maje Productions, 2012

25 minutes

Muriel a bientôt 40 ans et toujours pas d’enfant. Malgré les réticences de sa compagne, Emmanuelle, elle décide d’entreprendre en urgence un voyage chez nos voisins les Belges où la fécondation in vitro est légale dans son cas. Commence un périple tragi-comique.